SANté Sexuelle et reproductive des Adolescent·e·s et jeunes du Sénégal (phase 2)
42 mois (Janvier 2026-Juin 2029)
Senegal
Contexte
Au Sénégal, les adolescent·e·s et les jeunes rencontrent encore de fortes difficultés pour exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, malgré un cadre politique favorable. Les normes socio-culturelles conservatrices, les inégalités de genre, le manque d’information et la faiblesse des services de santé limitent l’accès à des services de qualité, en particulier pour les filles et les populations rurales.
Ces obstacles entraînent des besoins contraceptifs non satisfaits, des grossesses précoces et une forte exposition aux violences basées sur le genre. Ce projet vise à améliorer l’accès des jeunes à des services adaptés, renforcer leur information et leur pouvoir d’agir, et lutter contre les normes sociales défavorables afin de réduire durablement les inégalités d’accès aux DSSR. Sa stratégie s’articulera autour de ces trois axes d’intervention complémentaires et interconnectés, fondés sur les enseignements et connaissances issus de la phase 1 de SANSAS.
Objectif général
Le projet SANSAS II vise à contribuer à améliorer l’accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (DSSR) des adolescent·e·s et des jeunes, en particulier des jeunes filles, jeunes femmes et jeunes vulnérables, au Sénégal.
Objectifs spécifiques
1. Améliorer la disponibilité, la qualité et l’intégration des services en matière de santé sexuelle et reproductive adaptée aux adolescent·e·s et jeunes
2. Améliorer les capacités des adolescent·e·s, jeunes hommes et jeunes femmes pour exercer leurs DSSR
3. Contribuer au renforcement d’un environnement social et légal favorable DSSRAJ et sensible au genre.
Bénéficiaires
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73 380 jeunes et adolescent·e·s
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370 professionnel·le·s de santé et 310 agents de santé communautaire
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920 membres du personnel scolaire
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240 parents d’élèves
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300 personnels d’associations culturelles/communautaires
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400 leaders communautaires, religieux et coutumiers
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8 journalistes et 18 animateurs·rice·s de 4 radios communautaires
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l’ensemble des téléspectateurs·rice.s et auditeurs·rice.s de « C’est la vie ! »
Résultats
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R1. Les services de santé reproductive pour les jeunes seront renforcés dans les districts de la phase 1, avec des formations élargies et des activités sur la santé menstruelle, les violences gynécologiques et l’autonomie contraceptive. Une stratégie mobile de sages-femmes itinérantes permettra aussi de rapprocher les services des populations dans les zones prioritaires.
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R2. Les adolescent·e·s et les jeunes seront soutenu·e·s, avec les acteurs locaux, pour mener des actions de sensibilisation adaptées à leurs besoins, y compris à l’école. Des jeunes leaders seront également accompagnés pour agir sur la santé menstruelle et les violences basées sur le genre, et pour porter ces initiatives au niveau communautaire et dans les instances locales de santé.
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R3. Les organisations de la société civile seront soutenues pour renforcer leur plaidoyer auprès des décideurs et du secteur privé. Les données et bonnes pratiques du projet seront partagées afin d’alimenter le débat public et d’encourager l’intégration durable de ces approches au niveau national.
