Le 12 février 2026, Solthis a officiellement marqué la clôture des projets AZANTCHI et LAHYIATA au Niger, lors d’un atelier réunissant partenaires institutionnels, professionnel·le·s de santé, mentors et équipes projets. Ces deux initiatives, menées en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, ont contribué à faire progresser durablement la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes, des adolescent·e·s et des jeunes, notamment dans les régions de Niamey et Maradi.
« Espérons que cette stratégie soit pérennisée au grand bonheur de tous pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et périnatale »
— Gao Zaharatou Issa, maîtresse mentor nationale du projet AZANTCHI
Au-delà des résultats chiffrés, ces projets ont permis de renforcer les capacités des acteurs nationaux et d’ancrer des pratiques innovantes au sein du système de santé nigérien.
LAHYIATA : renforcer le pouvoir d’agir des adolescent.e.s et des jeunes
Le projet LAHYIATA avait pour objectif d’améliorer l’accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (DSSR), tout en contribuant à la lutte contre le VIH et les violences basées sur le genre.
Concrètement, cela s’est traduit par :
– plus de 200 agent·e·s de santé formé·e·s,
– 84 jeunes leaders et 40 enseignant·e·s mobilisé·e·s et outillé·e·s,
– 16 ateliers d’autosoin organisés pour 4 cohortes de 40 adolescentes (10–19 ans),
– 25 jeunes filles accompagnées vers l’autonomisation économique.
Dans les structures appuyées, les scores de qualité des services ont progressé de manière significative, passant par exemple de 70 % à plus de 90 %. Au-delà des indicateurs, ce sont des parcours de vie renforcés, une meilleure connaissance des droits et une capacité accrue à agir pour sa santé.
AZANTCHI : institutionnaliser le mentorat en santé de la reproduction
Le projet AZANTCHI visait à intégrer durablement le mentorat dans le système de santé, comme levier d’amélioration continue de la qualité des soins maternels et néonatals.
Les principales réalisations :
– 30 sages-femmes mentors sélectionnées et formées à Niamey et Maradi,
– un dispositif national de mentorat actualisé et harmonisé,
– des missions régulières de mentorat sur site pour accompagner les équipes.
Le mentorat s’est appuyé sur une approche pratique et collaborative : observation en situation réelle, conseils personnalisés, renforcement des compétences techniques, amélioration de la maîtrise des protocoles et promotion d’une prise en charge respectueuse et centrée sur les patientes.
Grâce à cet accompagnement technique et pédagogique :
– les sages-femmes ont gagné en confiance,
– les pratiques se sont harmonisées,
– les équipes sont mieux outillées pour répondre aux besoins des femmes et des nouveau-nés.
Cette dynamique a permis de corriger les lacunes, d’apprendre « en faisant » et d’ancrer des changements concrets dans les comportements et la qualité de la prise en charge.
La clôture des projets marque une étape, mais aussi un nouveau défi : assurer la pérennisation des bonnes pratiques issues de leur mise en œuvre.
Un document de capitalisation revient en détail sur les approches développées, les résultats obtenus, les défis rencontrés et les enseignements tirés. Il constitue un outil clé pour accompagner l’institutionnalisation durable du mentorat et le renforcement des DSSR au Niger.
En complément, une vidéo dédiée met en lumière le rôle central du mentorat à travers des témoignages de mentors et de professionnel·le·s de santé, illustrant concrètement les changements observés sur le terrain.
Cliquez ici pour visualiser la note de capitalisation : Note_de_capitalisation_AZANTCHI
Retrouvez la vidéo sur le mentorat dans le cadre de nos projets AZANTCHI et LAHIYATA :
